Les différentes parties
Le planeur est un aérodyne non motorisé à voilure fixe. Cela signifie que c'est un appareil plus lourd que l'air capable de voler grâce à une voilure fixe ses ailes.
La cellule
![]() La voilure, constituée des 2 ailes assure la sustentation du planeur, elles portent les ailerons et éventuellement des volets de courbure. Elle elle l'élément essentiel de la conception et des performances du planeur. Son profil est caractéristique des performances, ainsi que l'allongement (rapport entre surface et longueur des ailes). Les planeurs ont des envergures allant de 15 à 26m, voire même 31m pour l'ETA, planeur le plus performant existant. Les ailes peuvent être prolongées par des winglets. (photo) Le fuselage est également étudié afin d'être le plus aérodynamique possible et de produire le moins de résistance à l'air. Il comprend la cabine de pilotage, le train, escamotable ou non et se termine par l'empennage qui assure la stabilité du planeur, et porte les gouvernes de direction et de profondeur. Tous les planeurs sont démontables et autorisent ainsi un transport facile dans une remorque. |
Les 3 axes et les commandes associées
Le pilotage d'un planeur s'effectue en combinant le mouvement de celui-ci autour de 3 axes imaginaires à l'aide du manche et des palonniers (les pédales). Les 3 axes sont les suivants :
Axe de roulis![]() |
Les ailerons, commandés par le manche latéralement, assurent le gauchissement des ailes et ainsi le mouvement du planeur autour de son axe longitudinal (roulis). | ![]() |
Axe
de tangage![]() |
La gouverne
de profondeur, commandée par le manche d'avant
en arrière, assure le mouvement du planeur en tangage et
influe sur l'angle de plané. |
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| Une action sur le manche vers l'avant
entraîne une assiette plus
piquée et donc une vitesse plus importante. Inversement, une
action vers l'arrière entraine une assiette plus
cabrée
et une diminution de la vitesse. Aux grands angles (planeur très cabré), le planeur décroche, c'est à dire que l'air ne porte plus sur les ailes car il s'écoule trop lentement et l'incidence est trop forte. |
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Axe de lacet![]() |
La gouverne de symétrie (ou
gouverne de direction),
commandée par les palonniers, assure le mouvement du planeur
autour d'un axe vertical (lacet). Un virage est effectué en conjuguant profondeur et symétrie (voir pour en savoir plus). |
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En plus de ces commandes principales, la plupart des planeurs disposent d'aérofreins permettant de dégrader leurs performances et ainsi de descendre suivant une pente plus forte lors de l'approche finale, sans pour autant augmenter la vitesse.
Les matériaux
| Trois types de matériaux sont
utilisés dans la conception des planeurs, Les planeurs en bois et toile, la plupart d'avant guerre ou des années 50 à 70, sont pour la plupart constitués d'un fuselage en treillis métallique, couvert d'une toile très résistante tendue, et d'ailes en bois recouvertes de toile. Les planeurs métalliques, plus rares constitués d'un assemblage de tôles. Les planeurs récents sont tous réalisés en matériaux composites, fibre de verre ou de carbone et résine epoxy. Ces matériaux permettent de créer des formes toujours plus aérodynamiques et garantissent un excellent état de surface grâce au gelcoat. |
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![]() ASK13 au treuillage. Biplace bois et toile. |
![]() Nimbus 4D au treuillage : planeur en fibres de verre et carbone. |
Les performances
Le principal indicateur de performance pour un planeur est sa finesse maximale, associée à une vitesse de finesse maximale. Il s'agit de la distance en km que parcourerait le planeur s'il était lâché à cette vitesse à une altitude de 1000m, dans l'air calme.
Les planeurs actuels en matériaux composites ont des finesses allant de 40 à 60, alors que les bois-et-toile affichent des finesses de 20 à 37.
La cabine de pilotage
| Conçue pour offrir un confort optimal
à un ou deux
pilotes pour des vols de plusieurs heures, la cabine, d'apparence
étriquée, est parfaitement adaptée au
pilote, qui fait littéralement
corps avec sa machine. Les commandes et le siège sont
réglables et les
instruments positionnés afin du nuire le moins possible
à l'incroyable
visibilité offerte par la verrière en plexiglas. Des rangements disposés sur les côtés ou derrière la tête du pilote permettent d'y laisser appareil photo, nourriture, cartes, etc... |
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Les instruments : La radio permet de communiquer avec les autres planeurs ou les organismes de contrôle. Le logger ou GPS,
désormais indispensable en circuit ou en
compétition,
permet d'enrengistrer la trajectoire du vol et de se repérer
en vol, en
plus de l'utilisation de la carte aéronautique, il peut
être complété
de calculateurs de vol plus ou moins complexes. |
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Le badin, ou indicateur de vitesse, indique la
vitesse du planeur par
rapport à l'air, il est gradué en km/h
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L'altimètre, gradué en
km est en fait un
baromètre qui indique l'altitude du planeur par
mesure de
la pression atmosphérique.
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Le
variomètre indique la vitesse verticale (positive ou négative), en mètres par seconde. Il
peut y avoir plusieurs
variomètre, plus ou moins réactifs,
électriques ou pneumatiques. Il permet de savoir si le planeur se trouve dans une masse d'air ascendante ou descendante.
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Les commandes secondaires :
La
commande de largage de câble, en jaune, permet de se libérer
du câble à la fin du
treuillage ou du remorquage, même si le largage est
automatique dans le
cas du treuillage.
Les volets permettent d'adapter le profil de l'aile
en fonction des
performances souhaitées.
Les
aérofreins sont
déployés par action de la commande du
même nom,
conventionnellement peinte en bleu.
Le compensateur de profondeur permet de limiter les efforts au manche
en le maintenant dans une position donnée.
















